Avec l'essor des véhicules électriques, de plus en plus de résidents en immeuble souhaitent pouvoir recharger leur voiture directement chez eux. Pourtant, seulement 3,11% des copropriétés disposent aujourd'hui d'une infrastructure adaptée, alors que 90% des recharges s'effectuent à domicile. Entre démarches administratives, choix techniques et financements, le sujet peut sembler complexe, mais des solutions existent pour simplifier chaque étape.
À retenir
- Le droit à la prise permet à tout résident de demander l'installation d'une borne de recharge à ses frais sans nécessiter un vote massif en assemblée générale.
- La loi impose désormais d'inscrire systématiquement la question de l'installation de bornes de recharge à l'ordre du jour des assemblées générales de copropriété.
- Les copropriétés peuvent opter pour une infrastructure collective mutualisée ou pour des installations individuelles privées selon leurs besoins et leurs contraintes budgétaires.
- Le préfinancement des infrastructures par des acteurs comme Enedis permet de limiter les coûts immédiats pour les copropriétaires non utilisateurs.
- Plusieurs dispositifs financiers, tels que le programme Advenir, un crédit d'impôt et une TVA réduite, permettent d'alléger significativement le coût total des projets.
- Il est recommandé de solliciter l'accompagnement d'experts spécialisés pour gérer la complexité des démarches administratives, techniques et le montage des dossiers de subventions.
Les démarches administratives pour installer une borne en copropriété
La question de l'installation d'une borne de recharge dans une copropriété se pose de plus en plus fréquemment lors des réunions de résidents. Heureusement, le cadre légal a été pensé pour faciliter ces projets et éviter les blocages qui pouvaient exister par le passé.

Le droit à la prise et les obligations du syndic
Le droit à la prise constitue la pierre angulaire de ce dispositif légal. Concrètement, tout copropriétaire ou locataire disposant d'une place de parking peut demander l'installation d'un point de recharge à ses frais, sans avoir besoin d'un vote massif en assemblée générale. Il suffit d'informer le syndic de son intention, ce dernier disposant alors d'un délai de trois mois pour répondre à la demande. Ce mécanisme a été renforcé par la loi LOM, qui intensifie les obligations en matière d'équipement électrique des immeubles collectifs. Depuis 2023, la discussion sur l'installation d'un dispositif de recharge doit obligatoirement figurer à l'ordre du jour d'une assemblée générale, ce qui garantit que le sujet ne reste plus dans l'ombre. Pour les bâtiments neufs, la réglementation va encore plus loin puisque tous les emplacements de stationnement doivent être pré-équipés dès lors que le parking compte plus de dix places. Les immeubles construits depuis le premier janvier 2017 sont d'ailleurs soumis à des quotas précis, avec 50% des places pré-équipées pour les parkings de moins de quarante emplacements et 75% au-delà.
La procédure de vote en assemblée générale
Si l'installation individuelle ne nécessite pas d'autorisation collective, les projets d'infrastructure collective suivent une logique différente. Dans ce cas, l'approbation en assemblée générale reste requise, mais la majorité des voix nécessaire a été assouplie pour encourager ces investissements communs. Le processus démarre généralement par une évaluation des besoins, suivie d'une demande formelle auprès du syndic, puis d'une présentation du projet lors de l'assemblée. Une fois le principe voté, reste à choisir l'installateur qualifié et à organiser le raccordement électrique avec le gestionnaire du réseau. Les contraintes techniques et coûts élevés dans les parkings collectifs de plus de dix places peuvent parfois freiner les copropriétaires, mais des dispositifs innovants permettent aujourd'hui de lever ces freins financiers.
Les solutions techniques adaptées aux immeubles collectifs

Une fois le cadre administratif validé, la question technique devient centrale. Deux approches principales s'offrent aux copropriétés : l'infrastructure collective mutualisée ou les installations individuelles privées.
Le choix entre infrastructure collective et installation individuelle
L'infrastructure collective présente l'avantage indéniable de mutualiser les coûts tout en garantissant un accès facilité pour les futurs résidents souhaitant s'équiper. Ce type d'installation permet également d'anticiper les besoins croissants en matière de recharge à domicile, tout en respectant des normes de sécurité strictes grâce à l'intervention d'électriciens qualifiés. À l'inverse, l'installation individuelle reste une option pertinente pour les copropriétaires souhaitant une solution rapide, sans attendre le consensus collectif. Le Réseau Électrique Auto proposé par ENEDIS a justement été conçu pour faciliter cette transition en préfinançant les travaux d'infrastructure. Seuls les copropriétaires réellement intéressés paient alors une quote-part, ce qui évite de faire porter le coût aux résidents non concernés. Les prix varient sensiblement selon la puissance choisie, allant de 800 euros pour les modèles les plus simples jusqu'à 15 000 euros pour des bornes plus puissantes, avec une puissance de charge comprise entre 7,4 kW et 22 kW permettant une durée de charge oscillant entre trois heures trente et six heures selon le véhicule. Côté budget global, comptez à partir de 8 000 euros par copropriété pour l'infrastructure collective, avec un coût additionnel de 75 euros par place au-delà de cent emplacements.
Plusieurs aides financières viennent alléger la facture. Le programme Advenir peut ainsi couvrir jusqu'à 50% des coûts d'installation, avec un plafond fixé à 8 000 euros pour les infrastructures collectives et une prime de 600 euros par copropriétaire réalisant son installation individuelle. À cela s'ajoute un crédit d'impôt de 500 euros, applicable jusqu'au 31 décembre 2025, ainsi qu'une TVA réduite à 5,5% sur l'ensemble des travaux liés à l'installation et à l'entretien des bornes.

Les avantages de faire appel à Impact Tomorrow pour votre projet
Face à la complexité administrative et technique de ces projets, s'appuyer sur un partenaire expérimenté fait souvent toute la différence. Impact Tomorrow accompagne particuliers, professionnels et entreprises dans chaque étape de leur projet, en assurant la liaison avec ENEDIS et les syndics de copropriété. Cette expertise permet d'optimiser le choix entre solution collective et individuelle, tout en maximisant l'accès aux aides financières disponibles comme le programme Advenir. L'entreprise prend en charge l'ensemble du parcours, depuis l'évaluation initiale des besoins jusqu'au raccordement final, en veillant au respect scrupuleux des normes de sécurité en vigueur. Pour toute copropriété hésitant encore sur la marche à suivre, solliciter un diagnostic personnalisé permet souvent de lever les derniers doutes et d'engager sereinement les travaux, avec l'assurance d'un accompagnement adapté aux spécificités de chaque immeuble et de chaque budget.






